Lodgis publie ses chiffres de la location meublée traditionnelle longue durée pour l’année 2025.
(Retrouvez l'analyse des chiffres du baromètre juste en dessous de l'infographie)

En 2025, le marché français de la location meublée reste profondément déséquilibré. Alors que la demande locative demeure soutenue dans l’ensemble du pays, l’offre continue de se contracter à l’échelle nationale. Derrière une évolution contrastée des loyers, les usages locatifs se transforment, la mobilité recule et les écarts se creusent entre l’Île-de-France et les grandes métropoles régionales.
En Île-de-France, les loyers progressent très modérément en 2025. À Paris, la hausse atteint 0,9 % sur un an, avec une évolution quasi identique entre le centre de la capitale (+0,94 %) et le reste de Paris (+0,75 %). Cette relative stabilité des loyers masque toutefois une tension croissante liée à la raréfaction de l’offre et à une mobilité locative en net recul.
La demande augmente, elle, de 15 % en Île-de-France. Sa structure évolue légèrement, avec une part de locataires français en hausse de 0,9 point. A l’inverse, les mobilités internationales reculent, en particulier celles en provenance d’Asie, dont la part tombe à 4,3 % des locations (-2,1 points). Cette baisse de la clientèle internationale à fort pouvoir d’achat pèse directement sur la demande liée aux séjours professionnels.
Cette évolution se reflète dans les types de baux signés. Le bail mobilité diminue de 3,4 points au profit du bail de résidence principale, qui progresse de 4,3 points et représente désormais 37,5 % des contrats signés à Paris. Ce recentrage vers des baux plus longs entraîne un allongement de la durée moyenne des séjours, qui atteint 8 mois en moyenne (+2,9 %), un niveau inédit révélateur de la baisse de la rotation locative.
La tension est renforcée par une contraction marquée de l’offre. En Île-de-France, le stock de logements disponibles recule de 25 % sur l’ensemble du second semestre 2025 par rapport à l’année précédente. A l’échelle nationale, le volume de logements meublés disponibles diminue de 24 % sur un an, une baisse largement portée par l’Île-de-France, tandis que les stocks en régions restent globalement stables par rapport à 2024.
Lodgis note une hausse uniforme des loyers en France : + 1,8 % en 2024 (le loyer est de 34,31 € par m2 par mois en moyenne). Dans le détail, la hausse est de + 1,9 % en Ile-de-France (le loyer est de 37,77 € par m2 par mois en moyenne) et de + 1,7 % en région (le loyer est de 22,60 € par m2 par mois en moyenne). Cette hausse se confirme partout en France selon l’IRL (+ 1,82 % par rapport au quatrième trimestre 2023).
Bordeaux et Toulouse ont une tension locative plutôt élevée (en utilisant la moyenne Région comme indice (1) de référence) : Lyon : 0,8 ; Bordeaux : 2,5 ; Toulouse : 1,3 ; Aix-en-Provence : 1 ; Montpellier : 1.
En 2025, les loyers progressent fortement en régions, avec une hausse moyenne de 8,83 %, bien supérieure à celle observée en Île-de-France. Cette dynamique est portée par certaines grandes métropoles, au premier rang desquelles Lyon, où les loyers augmentent de 11,93 %. À l’inverse, des villes comme Bordeaux et Aix-en-Provence enregistrent des baisses respectives de 2,06 % et 3,92 %, illustrant des situations locales très contrastées. Cette dynamique traduit une forte hétérogénéité des marchés régionaux et des niveaux de tension très variables.
Quant à la demande, mesurée à partir du trafic observé sur notre site web, elle affiche des hausses très marquées dans plusieurs grandes villes. Les demandes progressent ainsi de près de 40 % à Lyon, de 200 % à Bordeaux, de 45 % à Toulouse, de 228 % à Aix-en-Provence et de 83 % à Montpellier. Ces évolutions sont en grande partie liées au développement du trafic sur les pages dédiées à ces villes, reflet d’un intérêt croissant des locataires pour ces marchés. Elles traduisent un déséquilibre de plus en plus marqué entre l’offre et la demande, confirmant que la tension locative s’étend désormais bien au-delà de l’Île-de-France.
Dans certaines métropoles comme Lyon, cette pression s’accompagne d’une transformation rapide des profils de locataires. La part des locataires français y recule de 14,4 points au profit des clientèles européennes et nord-américaines, tandis que les séjours professionnels progressent de 25,6 points pour représenter plus de 72 % des locations. Cette évolution se traduit par un basculement des types de baux et une forte réduction de la durée moyenne des séjours, qui passe de 11,1 mois à 5,7 mois en un an.
Dans l’ensemble des régions, l’évolution des profils de locataires se reflète également dans les typologies de biens loués. Les studios reculent fortement, de près de 19 points, au profit d’appartements plus grands. Les deux-pièces et trois-pièces gagnent du terrain, traduisant une adaptation progressive du parc aux besoins d’une clientèle plus professionnelle et plus mobile.
À l’échelle nationale, le marché de la location meublée en 2025 reste marqué par un attentisme prononcé des propriétaires bailleurs. Dans un contexte de reprise limitée des transactions immobilières et d’incertitudes persistantes, de nombreux investisseurs hésitent à remettre des biens sur le marché de la location longue durée. Cette prudence contribue directement à la contraction de l’offre, alors même que la demande locative reste particulièrement solide.
Ce décalage durable entre une offre en recul et des besoins toujours élevés entretient un niveau de tension dans la plupart des grandes agglomérations, avec pour conséquences une raréfaction des logements disponibles, une baisse de la mobilité locative et un allongement des durées de séjour.
« Le marché de la location longue durée est aujourd’hui sous perfusion. La demande n’a jamais été aussi forte, mais l’offre continue de se réduire, non pas par manque d’intérêt des investisseurs, mais par manque de visibilité. Tant que les propriétaires n’auront pas de cadre stable et clairement défini, la pénurie de logements s’installera durablement dans les grandes villes. », analyse Alexis Alban, PDG de Lodgis.
Un signal plus positif se dessine toutefois pour l’année à venir avec la création du statut de bailleur privé. Moins ambitieux qu’initialement espéré, ce cadre apporte toutefois une meilleure lisibilité aux investisseurs. Dans ce contexte, la location meublée traditionnelle devrait conserver en 2026 un avantage certain, bénéficiant d’une stabilité réglementaire et fiscale qui en fait l’un des investissements locatifs les plus attractifs du marché.
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