Un logement classé DPE G n’est pas un simple indicateur technique : c’est une véritable alerte. En 2025, les règles sont devenues plus strictes, et les propriétaires de logement classés G ne pouvaient plus les remettre en location, entraînant une perte de revenus et une dévalorisation de leur patrimoine. Ce guide complet vous explique ce qu’implique réellement une étiquette énergétique G, les obligations légales, les sanctions possibles et les solutions concrètes pour sortir de cette classe. Vous découvrirez aussi les travaux prioritaires, les aides financières, ainsi que les étapes pour anticiper sereinement les échéances à venir.
Le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) évalue la consommation énergétique annuelle d’un logement et son impact en émissions de gaz à effet de serre. Les classes vont de A (très performant) à G (extrêmement énergivore). Un logement classé G dépasse généralement les 420 kWh/m²/an, ce qui le place dans la catégorie des passoires énergétiques. À noter que cette échelle est différente pour les biens de moins 40m².
Par ailleurs, en 2026, le mode de calcul du DPE change pour les logements chauffés à l’électricité, ce qui peut modifier la note énergétique. Vous pouvez découvrir en détail ce nouveau calcul ici.
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Concrètement, un bien classé G souffre souvent de fortes pertes de chaleur, d’une isolation insuffisante, d’un système de chauffage obsolète, d’un mauvais confort thermique et d’une consommation d’énergie excessive. Pour les occupants, cela se traduit par des factures de chauffage élevées et une sensation d’inconfort en hiver comme en été. Cette classification n’est pas anodine, car elle entraîne aujourd’hui des limites importantes pour les propriétaires bailleurs.
Depuis la loi Climat & Résilience, le calendrier des interdictions s’accélère. En 2025, les conséquences ont été immédiates pour les logements classés DPE G.
Première mesure : la mise en location d’un logement classé G est devenue totalement interdite. Cela signifie que vous ne pouvez plus signer un nouveau bail si votre logement est classé dans cette catégorie. Cette interdiction s’applique à toutes les locations : vide, meublée, bail mobilité ou résidence secondaire. Une location en cours peut toutefois se poursuivre avec la contrainte du gel des loyers. Il s’agit bien de la relocation qui est interdite.
Deuxième mesure : le gel des loyers. Pour un bail en cours, les loyers des logements F et G ne peuvent plus être augmentés, que ce soit à la relocation, à la révision annuelle, ou suite à des travaux non énergétiques.
Troisième mesure : les propriétaires ont un devoir d’information renforcé. Le locataire doit être clairement informé de l’étiquette énergétique du bien et de ses conséquences. En cas de DPE contesté, un locataire peut demander un nouveau diagnostic ou des travaux.
Enfin, un bien classé G peut être considéré comme non décent si certaines performances minimales ne sont pas respectées, ce qui expose le propriétaire à des sanctions lourdes.
Un logement G non rénové entraîne trois types de conséquences majeures : financières, juridiques et immobilières.
Le premier risque concerne les revenus locatifs. Si le logement est interdit à la relocation, il n’est plus possible de percevoir un loyer si votre bien n’est pas déjà loué, ce qui peut générer une perte importante pour un propriétaire bailleur, notamment en location meublée où la vacance peut être plus coûteuse.
Deuxième risque : la dévalorisation du bien. Un logement énergivore se vend moins cher, attire moins d’acheteurs et peut faire l’objet d’une négociation plus importante. Les biens classés F ou G subissent en moyenne une décote significative, pouvant atteindre 10 à 20% selon le marché local.
Troisième risque : les litiges. Un locataire peut contester la décence du logement ou demander une baisse de loyer si la consommation énergétique est jugée excessive. Un propriétaire peut également se voir imposer des travaux par un juge en cas de procédure.
Refaire un DPE pour vérifier la cohérence du diagnostic est parfois pertinent, mais dans de nombreux cas, la rénovation sera incontournable.
Si votre logement est classé G, la première action à entreprendre est la réalisation d’un audit énergétique. Contrairement au DPE, l’audit propose un plan d’action détaillé pour améliorer la performance du logement.
L’audit analyse l’état de l’isolation, l’efficacité du système de chauffage, la ventilation, la production d’eau chaude sanitaire, les déperditions thermiques, la consommation énergétique annuelle et les ponts thermiques. Il propose ensuite deux scénarios de travaux de rénovation permettant d’atteindre une classe minimale (généralement D).
Cette étape permet de :
C’est un document essentiel pour élaborer un plan de rénovation efficace.
Pour sortir d’un DPE G, certains travaux sont beaucoup plus efficaces que d’autres. Voici les leviers principaux, classés par impact.
L’isolation est la première cause de pertes de chaleur. Selon l’audit, il est recommandé de commencer par l’isolation des combles, des murs et des planchers bas.
Ces travaux réduisent massivement la consommation d’énergie et améliorent le confort thermique. Ils permettent souvent de gagner une ou deux classes énergétiques.
Un chauffage ancien (convecteurs, chaudières vétustes…) entraîne une consommation excessive. Les solutions les plus efficaces sont :
Changer le système est parfois indispensable pour atteindre une classe D ou E.
Une VMC simple ou double flux permet de maîtriser les déperditions thermiques tout en améliorant l’humidité et la ventilation du logement.
Une mauvaise ventilation peut également entraîner des surconsommations de chauffage et une sensation d'inconfort.
Le passage au double ou triple vitrage améliore la performance thermique et peut contribuer à faire évoluer la note finale, même si ce n’est pas le poste le plus décisif.
En général, l’ordre recommandé est le suivant :
C’est ce qui génère le meilleur rapport entre coûts et économies d’énergie.
Les pouvoirs publics ont mis en place plusieurs dispositifs financiers pour encourager les propriétaires à rénover leurs logements.
Parmi les principales aides :
Le montant des aides dépend souvent des revenus du foyer et du type de travaux engagés.
Pour les propriétaires bailleurs, certaines aides sont cumulables, ce qui réduit significativement le coût réel des travaux.
Les locataires d’un logement classé G sont directement concernés, principalement en termes de confort, de consommation énergétique et de température intérieure.
Ils peuvent :
Si le logement devient interdit à la location, le bail en cours n’est pas annulé. Toutefois, dès que le locataire quitte le bien, il sera impossible de relouer tant que le logement n’aura pas été rénové.
Vous avez une question par rapport à votre bail en cours ou votre note DPE, contactez-nous !
Si vous êtes propriétaire bailleur, il est essentiel de planifier les travaux avant les échéances. Reporter la rénovation peut entraîner :
L’idéal est d’anticiper, d’étaler les travaux et de profiter des aides disponibles avant qu’elles ne diminuent.
Pour les propriétaires souhaitant vendre leur logement, un bien rénové se vend plus vite, avec une meilleure plus-value et un meilleur classement énergétique.
Vous souhaitez vendre
Contrairement à une idée répandue, la location meublée n'est pas exemptée des obligations liées au DPE. Que le bien soit loué vide, meublé ou en bail mobilité, l’interdiction de louer un logement classé G s’applique de la même manière.
Cela a un impact important sur la rentabilité des biens destinés à une clientèle corporate. Un logement mieux isolé, mieux chauffé et plus performant énergétiquement attire davantage de locataires internationaux, saisonniers ou professionnels.
Un logement rénové est donc un investissement rentable, tant sur le plan financier que sur la réduction des charges énergétiques.
Chez Lodgis, nous accompagnons les propriétaires à toutes les étapes :
Notre expertise du marché meublé nous permet d'accompagner efficacement les propriétaires dans la rénovation énergétique de leur logement.
Quel est le coût moyen pour passer d’un DPE G à une classe supérieure ?
Selon la surface du logement, les travaux peuvent varier de 10 000 € à 40 000 €, mais les aides permettent de réduire significativement ce montant.
Peut-on encore louer un logement DPE G en 2025 ?
Non, il est interdit de signer un nouveau bail pour un logement classé G. Cependant, si la location a débuté avant les nouvelles règlementations, elle peut se poursuivre avec un gel des loyers.
Quels travaux sont les plus efficaces ?
L’isolation et le changement du système de chauffage sont les leviers les plus rapides pour améliorer la note.
Un locataire peut-il contester un DPE ?
Oui, en cas d’incohérence manifeste.
Un propriétaire peut-il vendre un logement classé G ?
Oui, mais il doit fournir un audit énergétique et s’attendre à une négociation sur le prix.
Comment est calculé le DPE ?
Il se base sur la consommation d’énergie annuelle, exprimée en kWh/m²/an.
Un logement classé DPE G nécessite une action rapide pour éviter des sanctions, préserver la rentabilité locative et améliorer le confort. Entre l’audit, les travaux, les aides et les obligations légales, il est essentiel d’adopter une stratégie claire. Plus la rénovation est anticipée, plus son coût est maîtrisé et plus le logement gagne en valeur.
De plus, cette interdiction à la mise en location s'étendra aux logements classés F à partir du 1er janvier 2028, vérifier la note de son logement et agir en conséquence devient donc nécessaires pour tous les propriétaires bailleurs.
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